Franciscains et dominicains ensemble pour la fête de saint Dominique

En mémoire de la translation des reliques de saint Dominique de Guzman à Bologne, le couvent Saint-Étienne a fêté son fondateur par une messe solennelle ce 24 mai en fin d’après-midi. Saint Dominique (1170-1221) fut canonisé en 1234, exemplaire par vie de prédication et d’humilité, fondateur de l’Ordre des Prêcheurs.

Une tradition désormais ancienne et ancrée veut que franciscains et dominicains célèbrent ensemble les fêtes de leurs saints fondateurs. « Une communion historique » comme l’a rappelé à l’entrée de la célébration le Custode de Terre Sainte, fr. Francesco Patton, accompagné de fr. David Grenier, Secrétaire de Terre Sainte. Cette année, la messe fut présidée par le Custode lui-même ; le 4 octobre dernier, jour de la saint François, le prieur, fr. Martin Staszak, o.p. présidait en l’église franciscaine Saint-Sauveur.

L’homélie fut donnée par le frère franciscain Frédéric Manns, professeur du Studium Biblicum Franciscanum. Ce dernier a insisté sur la nécessité de l’espérance chrétienne dans un monde pourtant hostile, surtout ici en Terre Sainte. « Notre vocation en Terre Sainte est plus importante que jamais ». L’espérance passe par la prière et par l’étude : comme le disait le père Lagrange, « oratoire et laboratoire ».

« Vivons la joie de l’Évangile en partageant ses souffrances et par l’étude, afin de proclamer l’avénement du Royaume, avec les béatitudes comme charte. Notre étude doit faire enfanter le Christ dans le monde. Étudier est un acte eucharistique ; raisonner, c’est rendre hommage à notre Créateur, même si le souci des hommes doit toujours être premier. »

Cette messe fut suivie d’un grand dîner dans la galerie d’honneur du Couvent. La grande tablée comptait de nombreux franciscains et toute la communauté dominicaine. Puis tous se sont levés, et le dîner s’est achevé par un chant traditionnel en latin en l’honneur de leurs deux fondateurs ! « C’est une belle tradition qui nous enrichit » a confié le prieur, fr. Martin Staszak, o.p.

Ce dîner unique dans l’année, préparé avec soin par les soeurs, marque traditionnellement la clôture de l’année académique, occasion d’un adieu solennel entre frères et étudiants.