Archive pour Distinctions et honneurs

Doctorat Honoris Causa pour le fr. José Loza, O.P.

Le 25 janvier 2016, le père José “Pepe” Loza Vera, O. P., a reçu le doctorat Honoris Causa en Science Théologique, accordé par l’Université Pontificale du Mexique, ou il a enseigné depuis sa restauration en 1982 jusqu’au présent.

Fr. José naquit à San Miguel el Alto, Jalisco, Mexique en 1942. En 1961 il a fait parti de la première génération de novices de l’ancienne province dominicaine de Saint Jacques (Mexique), qui venait d’être restaurée. Après avoir achevé un MA et une STL au Collège dominicain d’Ottawa, et devenu prêtre (1964-1969), il est arrivé à l’École comme étudiant (1969-1971). Sous la direction du père François Langlamet il rédigea deux mémoires, “Catéchèses étiologiques de l’AT” (RB 1971) et “Éxode 32 et la rédaction yéhoviste” (VT 1973). Au même temps, il a obtenu la Licence en Écriture Sainte du Vatican (1972). Rentré au Mexique, il enseigna à l’Universidad Iberoamericana, le Studium dominicain et à l’Instituto Superior de Estudios Eclesiásticos. En 1983, il arriva à notre École comme enseignant d’ancien testament, notamment le Pentateuque, et d’hébreu biblique pendant 24 ans (1983-2007), se servant toujours des etés pour enseigner en Mexique. De 1987 à 2000, il fut membre de la Commission biblique pontificale, période pendant laquelle elle publia trois documents : Unité et diversité dans l’Église (1989), L’interprétation de la Bible dans l’Église (1993) et Le peuple juif et ses Écritures sacrées dans la Bible chrétienne (2001). Nos felicitations les plus cordiales au frère Pepe!

Le P. Adrian Schenker OP honoré à Jérusalem

Le Centre de recherche français à Jérusalem – CRFJ organise le colloque en honneur du Père Adrian Schenker, dominicain et bibliste suisse, spécialiste en Ancien Testament. Père Adrian est un collaborateur fidèle de notre École depuis plusieurs décennies.

Le programme du colloque, qui aura lieu le 8 juin 2015, se trouve dans le fichier pdf ci-dessous.

Programme du colloque Schenker

Nous sommes très reconnaissants au P. Adrian pour son travail sur l’étude de la Parole de Dieu.

In Memoriam Pierre Bordreuil

In memoriam Pierre Bordreuil
Par le Prof. Arnaud Sérandour, EPHE

Ancien élève de l’école (1966-67), Pierre Bordreuil est décédé brutalement le 13 novembre 2013 au petit matin. Á ceux qui l’ont connu, son sourire et sa verve chaleureuse et communicative, exprimée dans la pure langue de Molière, agrémentée de l’accent chantant des Cévennes, laissent un souvenir aussi vivace qu’ému.
Fils de pasteur, issu d’une famille protestante empreinte de culture biblique, Pierre Samuel Bordreuil naquit à Alès le 28 août 1937. Fidèle à sa lignée, il s’initia à l’étude de l’hébreu et des langues sémitiques, ainsi qu’à l’histoire ancienne des pays du Levant. Formé dans les Facultés de théologie protestante d’Aix-en-Provence puis de Strasbourg, il fut le disciple d’André Caquot et d’André Dupont-Sommer dont il suivit les enseignements à l’École pratique des hautes études et au Collège de France. Pensionnaire de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres à l’École biblique en 1966-67, il fit alors la connaissance du Proche-Orient dans le contexte troublé de la guerre des Six-Jours, qu’il vécut à Jérusalem-Est, du côté cisjordanien. Son séjour à Jérusalem confirma sa prédilection pour le Proche-Orient ; l’expérience de la guerre marqua sa perception politique et humaine des événements qui ne cessèrent de bouleverser la région depuis lors.

Recruté comme attaché de recherche au CNRS à son retour de Jérusalem, il fit carrière au sein de cette institution (nommé chargé de recherche en 1974, promu directeur de recherche de 2e classe en 1986, de 1re classe en 1992, jusqu’à sa retraite en 2002, puis directeur de recherche émérite). Dès l’année de sa création, en 1972, il fut rattaché à l’équipe d’épigraphie sémitique du CNRS qu’André Dupont-Sommer s’était adjointe au Collège de France ; il en suivit les évolutions administratives jusqu’à l’intégration de cette unité comme composante « Mondes sémitiques » dans le laboratoire « Orient et Méditerranée » en 2006. Très investi dans sa recherche, il continua à fréquenter très assidument la bibliothèque d’études ouest-sémitiques du Collège de France jusqu’à la veille de son décès.
Dès 1968, il s’installa avec sa famille à Beyrouth. Il mit à profit son séjour pour créer autour de lui un réseau d’amis orientaux et occidentaux, venus de tous les horizons, plus ou moins intéressés par l’histoire de la région. Il en profita aussi pour sillonner la région entre Méditerranée et Euphrate, qu’il connaissait comme personne. Il allait très régulièrement en Syrie, à Damas, sur le chantier de fouilles de Ras Shamra-Ugarit, principalement, ainsi que sur tous les chantiers de fouilles de Syrie, du Liban, de Jordanie. Passionné par le pays et par ses habitants, qui le lui rendaient bien, il dut cependant se résoudre à rentrer en France en 1986. Même une fois revenu en France, il continua d’arpenter le terrain plusieurs fois par an.
Son activité scientifique se déployait essentiellement dans quatre domaines : les études bibliques, l’épigraphie sémitique, l’étude des textes exhumés de l’ancien royaume d’Ugarit, ainsi que l’histoire ancienne des royaumes d’Israël et de Juda et de la Syrie-Palestine. Sans compter les innombrables tâches administratives auxquelles il ne se dérobait jamais : comptes rendus, cours, conférences, en France et à l’étranger, participation à des jurys de thèse, à des comités de direction, d’édition, à des conseils scientifiques et d’administration, des collaborations aux catalogues de plusieurs expositions archéologiques, telles celles sur le Liban, la Syrie, la Jordanie, sur l’histoire du royaume d’Ougarit, de l’écriture et de l’alphabet, etc. Ses études, toujours précises et informatives, étaient rédigées en un français plein de vivacité et d’élégance.
Inaugurées avec sa thèse qui portait sur « L’ombre d’Élohim », les études bibliques, même si ce domaine n’a pas constitué l’essentiel de ses publications, ont toujours occupé une place privilégiée dans son esprit. On retiendra son essai sur le mot zebul dans les Mélanges P. C. Craigie (JSOT.S 67), 1988, p. 93 –98, ou son étude d’Amos 1,5b dans les Mélanges Ernest Will, Syria 75, 1998, p. 55-59, ainsi que ses articles sur paroket et kapporet dans les Mélanges Jean-Claude Margueron, p. 161-188, sur le serpent d’airain et « Horon et les serpents » dans les Mélanges Nicolas Wyatt (AOAT 299), 2007, p. 35-38. En dernier lieu, parmi ses études portant à la fois sur la Bible et sur les textes ougaritiques, mentionnons l’article « Baal et l’accusateur », dans les Mélanges Paolo Xella (AOAT 407), 2014, p. 189–192. En dehors de ses travaux lexicologiques sur l’hébreu, il s’adonna aussi à l’étude de la Bible en grec. En collaboration avec Jean Starcky, il cosigna la traduction du premier livre des Maccabées publiée dans l’édition de la TOB. Son immense culture biblique transparaît également dans les nombreux articles de haute vulgarisation qu’il a publiés dans la revue le Monde de la Bible, surtout.
L’épigraphie sémitique était son domaine principal de prédilection. Sa connaissance de la région lui fournit l’occasion d’éditer de nombreuses inscriptions phéniciennes et araméennes. La dernière inscription phénicienne qu’il publia peu avant de mourir, en 2013, concernait un ostracon de Sidon (« Un nouveau temple phénicien à Sidon », CRAI 2013, séance du 25/01/2013, sous presse). Parmi les inscriptions araméennes inédites, l’inscription de Tell Fekheriyeh apparaît comme la plus importante, non seulement pour l’histoire, en général des royaumes araméens de Syrie, mais aussi pour la paléographie. Son editio princeps, en collaboration avec A. R. Millard et Ali Abu Assaf (La statue de Tell Fekheriyeh et son inscription bilingue assyro-araméenne, Paris, 1982), contribua grandement au renouvellement de la dialectologie araméenne ancienne.

Une des spécialités de Pierre Bordreuil était l’étude des sceaux inscrits en écriture alphabétique qui lui avait été proposée comme objet de recherche, voire de thèse d’État, par A. Dupont-Sommer. Ses études de sigillographie sémitique (en particulier le Catalogue des sceaux ouest-sémitiques inscrits de la Bibliothèque nationale, du musée du Louvre et du musée biblique de Bible et Terre sainte, Paris, 1986) aboutirent à son article « Sceaux inscrits du Pays du Levant », Supplément au Dictionnaire de la Bible, XII, col. 86–212, et dans sa participation au congrès de Fribourg en 1991, « Le répertoire iconographique des sceaux araméens inscrits et son évolution », dans B. Sass et Ch. Uehlinger (éd.), Studies in the Iconography of Northwest Semitic Inscribed Seals. Proceedings of a symposium held in Fribourg on April 17-20, 1991 OBO 125, Fribourg-Göttingen, 1993, p. 74 100, ainsi que dans l’article à paraître dans les Mélanges F.M. Cross, « About the Authenticity of Iron Age Hebrew, Phoenician, Aramaic, Ammonite, Moabite and Edomite inscribed Seals. An Eye for Form », dans Epigraphic Essays in Honor of Frank Moore Cross, depuis longtemps sous presse.

Dans le domaine de l’épigraphie sémitique, les études ougaritiques étaient une autre de ses spécialités. D’abord collaborateur principal d’André Caquot, professeur au Collège de France et épigraphiste de la Mission française de Ras Shamra-Ougarit, il succéda à ce dernier en 1981 comme responsable de l’édition des textes ougaritiques mis au jour par les fouilles archéologiques. Il livra plusieurs éditions princeps de textes (P. Bordreuil, A. Caquot, « Les textes en cunéiformes alphabétiques découverts en 1977 à Ibn Hani », Syria 56, 1979, p. 295 315 ; Id., « Les textes en cunéiformes alphabétiques découverts en 1978 à Ibn Hani », Syria 57, 1980, p. 343 373 ; « Textes alphabétiques », dans P. Bordreuil [dir.], Une bibliothèque au sud de la ville, I, Les textes de la 34e campagne, RSO VII, 1991 ; en collaboration avec D. Pardee et R. Hawley, Une bibliothèque au sud de la ville, III, Textes de 1994 2002 en cunéiforme alphabétique de la maison d’Ourtenou, RSO XVIII, 2012) et, avec l’aide de Dennis Pardee, entre autres collabo¬ra¬teurs, il rassembla toute la documentation relative à chaque tablette et à chaque objet mis au jour sur le site de Ras Shamra-Ougarit depuis le début des fouilles, sous le titre : la Trouvaille épigraphique de l’Ougarit (P. Bordreuil, D. Pardee, TEO I, RSO V/1, 1989).

Outre les éditions princeps, Pierre Bordreuil livra des études portant sur divers groupes de textes administratifs ougaritiques. En particulier, il aborda les différents problèmes posés par l’écriture alphabétique à Ougarit (P. Bordreuil, D. Pardee, « Un abécédaire de type sud-sémitique découvert en 1988 dans les fouilles archéologiques françaises de Ras Shamra-Ougarit », CRAI 139, 1995, p. 855 860 ; P. Bordreuil, « Cunéiformes alphabétiques non canoniques, I. La tablette alphabétique sénestroverse RS 22.03 », Syria 58, 1981, p. 301 311). Il traita également de la géographie historique du royaume d’Ougarit (« Arrou, Ǵourou et Ṣapanou : circonscriptions administratives et géographie mythique du royaume d’Ougarit », Syria 61, 1984 p. 1 10 ; « À propos de la topographie économique de l’Ougarit : jardins du Midi et pâturages du Nord », Syria 66, 1989, p. 263 274 ; « Nouvelles restitutions de toponymes de l’Ougarit », dans les Mélanges en l’honneur de O. Loretz, UF 20, 1989, p. 9-18 ; « La déesse Anat et les sources du Ṣapon », dans B. Geyer [dir.], Les techniques et les pratiques hydro-agricoles traditionnelles en domaine irrigué. Approche pluridisciplinaire des modes de culture avant la motorisation en Syrie. Actes du colloque de Damas, 27 juin-1er juillet 1987, BAH CXXXVI, Paris, 1990, p. 257-268 ; « Sources et forêts : à propos de la géographie physique et humaine de l’Ougarit », dans A. Sérandour [éd.], Des Sumériens aux Romains d’Orient. La perception géographique du monde, Antiquités sémitiques II, Paris, 1997, p. 59 66 ; « Le cadre géographique des mythes et des légendes d’Ougarit », dans Ougarit aux origines de l’alphabet. Dossiers d’archéologie, hors-série no 10, novembre, 2004, p. 44-49), ainsi que dans son travail sur le mythe de Baal et Yam (« Recherches ougaritiques I. Où Baal a-t-il remporté la victoire contre Yam ? », Semitica XL, 1990, p. 17-28) qui utilisent toutes les données géographiques antiques pour restituer et comprendre le contexte spécifique des passages mythologiques analysés dans ses articles. Ses observations sur la géographie historique et la toponomastique antique, fondées sur une profonde connaissance du terrain, sont d’un intérêt majeur ; retenons une de ses meilleures études de géographie historique : « À propos des Pays de Canaan », parue dans les Mélanges M. H. Fantar, Tunis, 2010, p. 27–30, étude importante aussi pour le classement de la langue ougaritique.
L’ensemble de son œuvre scientifique dans le domaine de l’épigraphie sémitique fut couronné du prix Charles-Clermont-Ganneau, qui lui fut décerné en 2003 par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, la plus haute distinction qui existe dans ce domaine.

Son action contribua aussi à renouveler les études ougaritiques en France. De 1991 jusqu’à son départ à la retraite en 2004, il occupa la chaire de professeur d’ougaritique à l’École des langues et civilisations de l’Orient ancien, dédiée à l’enseignement spécifique de cette langue. D’autre part, en étroite collaboration avec Dennis Pardee, il publia un Manuel d’ougaritique, t. I-II, Paris : Geuthner, 2004, aussitôt devenu un classique et bientôt traduit en anglais (P. Bordreuil, D. Pardee, A Manual of Ugaritic, LSAWS 3, Winona Lake, IN : Eisenbrauns, 2009). Les deux compères y définissent le concept d’épigraphie ougaritique, fondé sur le principe de la copie du texte et non sur des transcriptions en écriture normalisée, comme on le faisait en France auparavant, sur le modèle du CIS, et comme on le fait ordinairement dans l’édition des inscriptions sémitiques. Cette copie fidèle est associée à une transcription vocalisée du texte, pratique déjà introduite par W. F. Albright, mais abandonnée par la suite. Elle présente l’avantage de montrer d’emblée l’analyse et l’interprétation proposées du texte étudié.

Enfin, Pierre Bordreuil publia, en collaboration avec nombre de collègues, des synthèses d’histoire ancienne du Proche-Orient et de la Syrie-Palestine. Avec Françoise Briquel-Chatonnet, il rédigea un manuel d’histoire biblique, Le temps de la Bible, Paris : Fayard, 2000 ; réédité en édition de poche chez Gallimard, 2003. Dans le sillage de cet ouvrage, Jean Leclant, alors secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, qui avait été l’un de ses professeurs à Strasbourg, lui confia la tâche de réunir une équipe de chercheurs pour rédiger les articles relatifs au Proche-Orient du Dictionnaire de l’Antiquité, paru en 2005. En collaboration avec Françoise Briquel-Chatonnet et Cécile Michel, il co-édita un manuel d’histoire ancienne du Proche-Orient qui réunit les contributions d’un grand nombre de chercheurs, intitulé les Débuts de l’histoire. Le Proche-Orient, de l’invention de l’écriture à la naissance du monothéisme, Paris : la Martinière, 2008, qui vient d’être réédité et qui est paru juste après sa mort, Les débuts de l’histoire. Civilisations et cultures du Proche-Orient ancien, nouvelle éd. revue et augmentée, Paris : Khéops, 2014.
Ces collaborations illustrent ses qualités d’organisateur et l’art qu’il cultivait de travailler avec d’autres. Elles manifestent son souci de transversalité du savoir et de transdisciplinarité des connaissances. Elles laissent aussi deviner la qualité des relations humaines qu’il entretenait avec ses collègues et amis, sa passion de partager et de transmettre ses connaissances et son amour de l’Orient. Quelle expérience inoubliable c’était de voyager en sa compagnie sur les routes du Levant, d’arpenter les sites de Ras Shamra-Ougarit, de Palmyre, de Deir ez-Zor, de Mari, de Doura-Europos, de Hosn Suleiman-Baitocécée, de Tartous, de Damas, de Beyrouth, de Byblos, de Tyr, de Saida-Sidon, de Petra, et tant d’autres. Sans jamais chercher à en remontrer, d’humeur toujours charmante et bienveillante, un sourire malicieux aux lèvres, toujours enclin aux jeux de mots et aux traits d’esprit, il avait toujours un coin à vous montrer, un chemin à vous signaler, une éminence à vous faire gravir, une curiosité à vous faire découvrir, un trésor à partager.

Et que dire de sa prodigieuse mémoire qui lui faisait déclamer des centaines de vers appris depuis l’enfance, et réjouissait son entourage ? Et que dire de son répertoire inépuisable de chansons françaises qui enchantait son auditoire, le soir, au bivouac ? Cruciverbiste chevronné, homme de culture et d’esprit, rempli de sagesse et de profonde humanité, Pierre Bordreuil était aussi un homme de convictions. Républicain actif, protestant fidèle à sa lignée et à la foi de ses ancêtres, sa vie était régie par une éthique protestante rigoureuse. La profusion de ses dons et de ses qualités scientifiques et humaines explique la chaleur des hommages prodigués par ses amis, collègues et disciples dans le volume de Mélanges édité par Carole Roche qui lui a été offert peu après son départ à la retraite et qui porte le titre évocateur D’Ougarit à Jérusalem. Recueil d’études épigraphiques et archéologiques offert à Pierre Bordreuil, Orient et Méditerranée 2, Paris, 2008 ; elle explique aussi l’affluence à ses obsèques, le samedi 16 novembre 2013, au temple protestant du boulevard Arago, où, de son vivant, il assistait régulièrement au service.

Salut, l’artiste ! Puisse le souvenir lumineux que tu laisses atténuer le deuil de ceux qui te pleurent.

Arnaud Sérandour