Bref historique de l’Association en France

Fondée par le père Marie-Joseph Lagrange en 1890, l’Ecole Biblique et Archéologique Française (EBAF) de Jérusalem a été reconnue sous ce nom par le gouvernement français en 1920.

Très tôt, les anciens étudiants et les personnes amies de l’Ecole Biblique ont senti le besoin de se regrouper pour apporter leur soutien à l’établissement qu’ils avaient fréquenté ou dont ils appréciaient l’action.Ce n’est toutefois qu’en 1971 que l’idée fut concrétisée sous la forme d’une association loi française de 1901.

André Parrot, le grand orientaliste, archéologue du site de Mari, fut l’artisan de cette opération et devint le premier président de la nouvelle association. Ses lourdes charges de directeur du Musée du Louvre l’amenèrent ensuite à passer la main à l’abbé Jean Starcky, directeur de recherche au CNRS, grand spécialiste de Qumrân, de Palmyre et de Pétra, haute figure de prêtre et de savant, malheureusement disparu en 1988.

Sous l’autorité de M. Henri Cazelles, sulpicien, exégète de renommée mondiale, puis sous celle de M. Pierre Amiet, Inspecteur général honoraire des Musées de France, l’association a pris un nouvel élan pour développer l’aide apportée à l’EBAF et favoriser son rayonnement scientifique et culturel. Le développement de l’association se poursuit aujourd’hui sous la conduite de son président, M. Jean Guéguinou, Ambassadeur de France, ancien Consul général de France à Jérusalem et ancien Ambassadeur près le Saint Siège,  et de sa secrétaire générale, Odile des Déserts, ancienne responsable de l’Agence Française de Développement à Jérusalem.

Depuis 1971, les cotisations annuelles et les collectes de fonds lancées chaque automne ont fourni un appoint à l’Ecole pour le financement de ses bourses d’étude et contribué de manière substantielle aux activités de l’EBAF dans les secteurs qui lui ont valu sa renommée : fouilles archéologiques, développement d’une vaste bibliothèque, aide à la publication d’ouvrages, promotion du projet ‘La Bible en ses Traditions’.

Les responsables de l’association se trouvant à Paris, ils ont été tout naturellement associés aux démarches que l’Ecole était amenée à effectuer auprès des administrations françaises. La nature juridique de l’association lui a permis de servir d’intermédiaire pour certaines subventions que ces administrations veulent bien accorder à l’Ecole pour ses activités scientifiques et culturelles. L’association a reçu l’agrément au titre des actions menées en faveur de la langue française.

L’association n’oublie pas pour autant son rôle originel de lien entre les personnes qui ont connu l’Ecole ou qui soutiennent son action.

  • Elle apporte sa contribution financière et rédactionnelle aux Nouvelles de Jérusalem, et plus récemment à la Lettre aux Amis, qui diffusent régulièrement les nouvelles de l’Ecole auprès de tous les anciens et amis, mais aussi de nombreuses personnes physiques et morales en relation avec l’Ecole.
  • Elle organise chaque année deux à trois réunions à Paris, avec des conférences données par d’éminents spécialistes sur des sujets bibliques ou archéologiques, réunions qui sont aussi l’occasion d’échanges entre les membres.

Les dernières conférences ont ainsi porté sur:

Bible et archéologie : une relation difficile (Jacques Briend, octobre 2007), 150 psaumes qui font un livre : le Psautier (Jean-Luc Vesco, juin 2008), La communauté paulinienne de Philippes à la lumière de l’archéologie historique (Marie-Françoise Baslez, octobre 2008), Les voyages maritimes de Saint Paul (Chantal Reynier, octobre 2008), Le messianisme au travers des écrits de Qumran (Jean Duhaime, octobre 2009), John Meier et les recherches actuelles sur le Jésus de l’Histoire (Michel Berder, juin 2010), La formation des canons (catholique, orthodoxe, protestant) de l’Ancien Testament (Gérard Billon, octobre 2010), La Bible en ses Traditions (Olivier-Thomas Vénard, mai 2011), La position de la France à Jérusalem (Jean Guéguinou, juin 2011), Foi et raison, des pères apologistes à Jean Chrysostome (Catherine Schmetzer, novembre 2011), Le prophète Zacharie et les origines du messianisme sacerdotal (Arnaud Sérandour, juin 2012), La figure de Judas, des évangiles à la modernité (Régis Burnet, novembre 2012), Sept lectures du Psaume 2 (Jean Luc Vesco, juin 2013) ; Moïse et le buisson ardent, dans l’art d’Orient et d’Occident (François Boespflug, octobre 2013), Le trésor des manuscrits bibliques et patristiques découvert au monastère Sainte-Catherine du Sinaï (Alain Desreumaux ,mai 2014), La personnification de la Sagesse divine en Pr 8, 22s et les controverses patristiques sur la Trinité (Paul Mattéi, décembre 2014), L’archéologie de l’École biblique et le défi de Gaza. Mille ans d’histoire mis au jour (Jean-Baptiste Humbert, juin 2015), Le conflit entre Pierre et Paul : un exemple de gestion des conflits dans l’Eglise (Roselyne Dupont-Roc, novembre 2015).

Vous pouvez les consulter sur cette page.

La prochaine conférence portera sur le Père Jaussen O.P. (l’un des premiers compagnons du Père Lagrange au moment de la fondation de l’Ecole) et sera donnée le 16 avril 2016 à 15h00 au Couvent de l’Annonciation, 222 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75 008 Paris par le Père Jean-Jacques Pérennès, Directeur de l’Ecole.