Le couvent dominicain Saint-Étienne de Jérusalem fut créé en 1882 au nord de l’antique et belle porte de Damas qui borde la vieille ville. Dès l’origine il fut mis sous la juridiction immédiate du maître de l’Ordre. Il abrite une communauté de frères prêcheurs qui anime la basilique mineure dédiée à la mémoire du premier diacre de Jérusalem et accueille également des étudiant(e)s venant du monde entier et d’horizons variés, des chercheurs et des enseignants soucieux du développement de la communication et de l’interprétation de la Bible.

La prière allant de pair avec les études, il est bon de rappeler que le 25 mars 1884, en la fête de l’Annonciation de la bienheureuse Vierge Marie, dans le jardin de ce couvent construit par le frère dominicain Matthieu Lecomte, fut publiquement dévoilée une plaque du chemin du Rosaire. Accrochée au mur sud du domaine, elle porte la demande adressée à la ‘Reine du très saint Rosaire’ de prier pour ses habitants et porte la signature de la donatrice Marie-Victoire de Beauchef de Servigny. Les archives notent que plusieurs hommes et femmes ont été attirés à Jérusalem par la prière du Rosaire. A l’occasion des premières vêpres de la solennité du Rosaire, célébrées le 4 octobre 1890, ils ont choisi d’entrer dans le Tiers-Ordre de saint Dominique. Le frère Paul Meunier, supérieur du couvent, remit l’habit religieux à deux femmes de Jérusalem, dont sœur Marie Alphonsine Ghattas, qui fonda la Congrégation des religieuses du Rosaire pour l’éducation des jeunes filles arabophones. Celle-ci fut canonisée le 17 mai 2015 et ce fut l’occasion d’une grande fête en la basilique.

Fr. Christian Eeckhout, o.p