Lundi 16 février 2026, l’École biblique et archéologique française de Jérusalem a accueilli la soutenance d’un doctorat en Écritures saintes. Fabrizio Marcello, prêtre du diocèse de Bologne, a présenté sa thèse intitulée Spatializing Religion: The Rhetoric of Synagogue Space in Luke-Acts and Philo of Alexandria.
L’événement a réuni un public mixte d’étudiants, de chercheurs, de religieux, de membres de la famille et d’amis de l’École venus de Jérusalem, d’Italie ou de l’Institut Catholique de Paris où Fabrizio enseigne le Nouveau Testament.
La soutenance s’est tenue devant un jury international composé du fr. Olivier Poquillon, directeur de l’École, du fr. Anthony Giambrone, directeur de la thèse, ainsi que des professeurs Knut Backhaus (LMU Munich), Yunus Demirci, ofmCap (École biblique) et Michael Cover (Marquette University).
Le travail présenté articulait l’exégèse néotestamentaire et l’étude du judaïsme ancien. Comment l’espace de la synagogue fonctionne-t-il comme un lieu rhétorique et théologique dans l’œuvre lucanienne (Évangile de Luc et Actes des Apôtres), en dialogue avec les écrits de Philon d’Alexandrie ? La synagogue est-elle seulement un cadre narratif ou historique, ou un dispositif littéraire structurant ? En organisant la proclamation, ne définit-elle pas les auditoires et ne participe-t-elle pas à la compréhension même de la mission chrétienne naissante dans son rapport au judaïsme ?
L’exposé du candidat a ouvert la porte à des échanges sur la méthode comparative entre sources juives hellénistiques et textes néotestamentaires, sur l’usage de la rhétorique spatiale dans l’Antiquité, ainsi que, notamment, sur les implications historiques et théologiques de cette lecture. Le dialogue avec le jury a permis de préciser la portée herméneutique du travail et d’en souligner les apports pour l’étude des relations entre judaïsme et christianisme aux premiers siècles.
Au terme de la délibération, le jury a salué la qualité scientifique de la recherche, sa rigueur philologique et sa contribution originale à l’interprétation de Luc-Actes, décernant au candidat la mention summa cum laude. À cette occasion, le nouveau docteur a reçu les félicitations du cardinal Matteo Zuppi, son archevêque et président de la conférence épiscopale italienne.
Première de la nouvelle formule du doctorat proposé par l’ÉBAF, cette soutenance a constitué un moment important de la vie académique de l’École, illustrant sa vitalité au carrefour du texte et du contexte.
L’École biblique et archéologique française de Jérusalem adresse à Fabrizio ses félicitations les plus chaleureuses pour l’aboutissement de ce travail doctoral et ses meilleurs vœux pour sa carrière académique.
Les thèses sont accessibles à la bibliothèque de l’ÉBAF.



