De nos jours, le domaine comprend cinq bâtiments, dont le plus ancien fut consacré en l’an 439 AD par le patriarche Cyrille d’Alexandrie pour la vénération de saint Étienne, premier martyr de l’Église-mère de Jérusalem. Ayant mis au jour les vestiges d’un monastère byzantin et de sa basilique ornée de belles mosaïques voulues par l’impératrice Eudoxie, les frères obtinrent du pape Léon XIII de remettre en état ce haut Lieu saint. L’autorisation de rebâtir l’église fut en outre donnée par un firman du sultan de l’Empire ottoman Abd el-Hamid II le 20 octobre 1892. Le deuxième bâtiment date de la période ottomane et est devenu le laboratoire et le ‘musée’ de l’archéologie.

Le troisième bâtiment est celui du couvent dominicain avec les chambres des frères et les communs, au-dessous desquels se trouvent la bibliothèque, la cartothèque, la photothèque et les derniers aménagements immobiliers réalisés pour l’accueil octobre de chercheurs du monde entier qui viennent travailler à l’ambitieux projet mis sur pied par les dominicains du couvent : La Bible en ses traditions. Le quatrième bâtiment est celui de l’École proprement dite avec la salle de conférence, les classes et logements des étudiant(e)s, chercheurs et professeurs invités. Le cinquième bâtiment, qui fut la porterie-conciergerie à l’entrée du domaine, a été aménagé comme maison de communauté des trois religieuses de la Congrégation de la Miséricorde qui participent aux services de maintenance de l’ensemble du domaine.

L’ensemble est assorti d’un chemin saint Paul, puisque l’apôtre des gentils, converti sur le chemin de Damas après avoir assisté à la lapidation de saint Étienne, revint à Jérusalem, d’où il partit donner son témoignage au Christ crucifié ressuscité, ceci jusqu’à Rome.