Jeudis de l’ÉBAF, Mettre Theudas à sa place : des anachronismes dans l’interprétation d’un anachronisme ancien

Jeudi 26 février 2026 à 18h00, conférence du fr. Anthony Giambrone, op, professeur de Nouveau Testament à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem : Putting Theudas in His Place (Acts 5:34–39): Anachronisms in the Interpretation of an Ancient Anachronism. Dans le discours de Gamaliel, un certain Theudas est évoqué pour inviter le Sanhédrin à la prudence face aux apôtres (Ac 5, 34-39), les historiens ont depuis longtemps relevé une tension chronologique : la figure de Theudas apparaît chez Flavius Josèphe à une époque qui semble postérieure à celle du récit lucanien.

Par delà la difficulté historique, comment cette question a-t-elle été formulée au fil des siècles et dans quelle mesure certaines lectures modernes projettent sur les textes bibliques des attentes historiographiques qui ne correspondent pas aux pratiques antiques. Où se situe l’« anachronisme » ? Dans l’interprétation ou dans le texte lui-même? En replaçant le passage dans le contexte de la culture littéraire et historiographique du Ier siècle, le fr. Anthony montrera comment l’auteur des Actes utilise des figures connues de mouvements messianiques pour élaborer une argumentation narrative et théologique. L’épisode de Gamaliel apparaîtra peut-être moins comme une erreur de chronologie que comme un élément rhétorique destiné à situer le mouvement chrétien naissant dans l’histoire religieuse d’Israël et à en suggérer le discernement : ce qui vient de Dieu ne peut être détruit.

Conférence en anglais, ouverte à tous.

Salle de conférences de l’ÉBAF (83-85 Nablus Road / Derekh Shekhem, Jérusalem).

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Carême 2026 : messe avec imposition des cendres

Demain, mercredi 18 février 2026 à 12h, la communauté des dominicains du couvent Saint-Étienne vous invite à la rejoindre pour entrer dans le temps du Carême.

Une messe avec imposition des cendres sera célébrée à l’église du couvent, à Jérusalem.

Tous sont les bienvenus pour commencer ce chemin spirituel de prière, de jeûne et de conversion.

Vidéo : Jeudi de l’ÉBAF avec fr. Stéphane Milovitch

Vénération et liturgies au Saint-Sépulcre : une basilique bi-polaire

Jeudi 22 janvier 2026, à 18h00, l’École biblique et archéologique française de Jérusalem a eu la joie d’accueillir le frère Stéphane Milovitch, OFM, liturgiste et ancien « président de la communauté du Saint-Sépulcre », pour la conférence :

« Vénération et liturgies au Saint-Sépulcre : une basilique bi-polaire ».

Lieu unique dans l’histoire chrétienne, le Saint-Sépulcre est à la fois espace architectural, sanctuaire de la mémoire évangélique et théâtre vivant d’une pluralité de rites. Il concentre, en un même lieu, la vénération des lieux de la Passion et de la Résurrection, et une coexistence de célébrations liturgiques complexes, expressions de différentes traditions chrétiennes.

Pourquoi peut-on dire que cette basilique fonctionne selon une logique bi-polaire ? Lieu de dévotion et de pèlerinage, marqué par des gestes de vénération parfois très anciens, mais aussi espace liturgique structuré par des rites précis, inscrits dans des traditions ecclésiales distinctes mais cohabitant dans un cadre commun.

À travers une approche historique de la liturgie, le frère Stéphane a proposé une analyse des équilibres — souvent fragiles — entre pratiques rituelles, usages immémoriaux et régulations institutionnelles. Le Saint-Sépulcre est ainsi apparu comme un laboratoire vivant où se donnent à voir, de manière particulièrement intense, les tensions entre unité du lieu saint et pluralité des expressions liturgiques.

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Vidéo : Jeudi de l’ÉBAF avec Christophe Rico

Nous nous sommes retrouvés à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem pour la première conférence de l’année, le jeudi 15 janvier 2026 à 18h, dans la salle de conférence de l’ÉBAF.

Christophe Rico, professeur de grec à l’ÉBAF et fondateur de l’Institut Polis, a exploré ce passage du livre de Job :

« Je sais que mon rédempteur est vivant et qu’au dernier jour, c’est de la terre que je ressusciterai. » (Job 19,25 – Vg)

À travers le dialogue entre la tradition grecque et la réception chrétienne, le professeur Rico nous a invités à réfléchir à l’intersection entre l’exégèse et la théologie, entre l’espoir de la rédemption et celui de la résurrection.

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Décès du P. Justin Taylor, SM

Hommage de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem

Nous avons appris avec une profonde tristesse le décès du P. Justin Taylor, SM, survenu le 6 janvier 2026 à Herne Bay (Nouvelle-Zélande), à l’âge de 82 ans.

Né le 26 août 1943 à Wellington (Nouvelle-Zélande), Justin Taylor fut formé par les Sœurs brigidines et les Pères maristes à St Patrick’s College. Il entra au séminaire mariste de Greenmeadows en 1960, prononça sa profession religieuse le 7 janvier 1963 et fut ordonné prêtre le 2 juillet 1966. Après des études linguistiques en France et en Allemagne, il poursuivit une formation universitaire en histoire à l’Université de Cambridge, où il obtint un doctorat et fut Research Fellow du Downing College.

Le P. Justin entretint un lien durable avec l’École biblique et archéologique française de Jérusalem. Il y séjourna d’abord comme chercheur au cours des années 1983–1984, puis 1985–1986, avant de rejoindre le corps professoral de l’École à partir de 1988. Spécialiste du Nouveau Testament et des origines chrétiennes, disciple du P. Boismard pour la critique textuelle, il y mena une activité soutenue de recherche, d’enseignement et de publication. Il dirigea notamment des séminaires sur les Actes des Apôtres (en compagnie d’Étienne Nodet) et sur la manière de lire le Nouveau Testament comme une littérature issue du judaïsme de la période du Second Temple (en compagnie d’Olivier-Thomas Venard et de Serge Ruzer à l’Université hébraïque de Jérusalem), mettant en lumière l’inscription des premières communautés chrétiennes dans leur environnement juif et historique.

De 2007 à 2010, il assuma la charge de vice-directeur de l’École biblique, après avoir été engagé pendant plusieurs années à Rome au service de l’administration générale de la Société de Marie. Il accepta aussi d’être le premier directeur du Comité éditorial de La Bible en ses Traditions. Tout au long de sa carrière, il fut également sollicité pour des conférences, des retraites et des travaux de recherche, en Nouvelle-Zélande, en Australie et dans plusieurs provinces maristes.

Parallèlement à ses travaux exégétiques, le P. Justin consacra une part importante de ses dernières années à la recherche historique et spirituelle. Il fut notamment l’auteur de la biographie de Jean-Claude Colin, fondateur de la Société de Marie (Jean-Claude Colin, Reluctant Founder, 1790–1875), publiée en 2018, suivie d’une version abrégée traduite en plusieurs langues. En 2020, malgré une santé déclinante, il devint membre consultant du Colin Cause Network, contribuant encore activement à ce travail jusqu’à ses dernières années.

L’École biblique et archéologique française de Jérusalem garde le souvenir reconnaissant d’un enseignant rigoureux, d’un chercheur attentif aux sources et d’un religieux discret, profondément engagé au service de la recherche biblique et de la formation intellectuelle. Elle s’unit dans la prière à sa famille religieuse et à ses proches, et confie le P. Justin Taylor à la miséricorde de Dieu.

Requiescat in pace.

Célébrer Noël en Terre Sainte

C’est dans un climat de recueillement, de joie, de fraternité et, cette année, d’espérance que les frères, étudiants et chercheurs de l’École biblique et archéologique française ont célébré les fêtes de la Nativité.

Alors que les lectures du temps de l’Avent redisaient l’attente impatiente de la naissance, la généalogie du Christ est venue proclamer dans la joie le mystère de l’Incarnation du Christ. En ce 24 décembre 2025, l’encensement de la figure de l’Enfant Jésus déposé dans la crèche par le fr. Bernard Ntamak-Songé est venu réaffirmer le lien entre les éléments de notre vie quotidienne et le Salut du monde.

La nuit du 24 décembre a été inaugurée par une liturgie solennelle, avec les vêpres chantées, suivies de la messe de la Nuit de Noël, animée par la chorale. Au début de la célébration, présidée par le frère Bernard Ntamak-Songé, la crèche a été inaugurée par le geste symbolique du dépôt de l’Enfant Jésus, rappelant le mystère central de l’Incarnation. À l’issue de la messe, un temps de convivialité a permis aux fidèles de se retrouver et d’échanger autour d’un chocolat chaud, prolongeant la joie liturgique dans une atmosphère fraternelle.

Aux environs de minuit, un groupe s’est rendu à Bethléem pour participer à une nouvelle célébration dans la basilique de la Nativité. L’accès à la Grotte de la Nativité a offert à chacun la possibilité de vivre un moment de prière particulièrement fort, simple et profondément marquant, au plus près du lieu traditionnel de la naissance du Christ.

Le jour de Noël, la fête s’est poursuivie avec la célébration de la messe au cœur de la journée, suivie d’un repas partagé dans la joie. Ces temps de table et de rencontre, essentiels à la vie communautaire, ont permis de vivre concrètement la dimension fraternelle de la fête. En soirée, des chants de Noël ont accompagné la récréation, dans un esprit de simplicité, sans oublier la conscience aiguë que la paix demeure fragile et inégalement vécue dans le monde, et tout particulièrement dans la région.

Le 26 décembre, à l’occasion de la fête de saint Étienne, a eu lieu à l’École biblique et archéologique française la messe consulaire annuelle, un moment fort du calendrier liturgique et ecclésial à Jérusalem. Cette célébration a rassemblé de nombreux fidèles, parmi lesquels des habitants de la ville et des visiteurs de passage, ainsi que le Consul général de France à Jérusalem, M. Nicolas Kassianides, représentant officiel de la République française dans la région.

Présidée par le frère Stanisław Gurgul, nouveau prieur de la communauté, et entourée de nombreux prêtres, la messe du protomartyr Étienne, portée par le chant de la chorale, a offert un temps de prière solennel et d’unité. À l’issue de la célébration, un temps de convivialité a réuni fidèles et participants devant l’église, avant que les festivités ne se prolongent au réfectoire. M. Kassianides s’est alors joint à la communauté pour le repas festif et a adressé quelques mots, dans une atmosphère joyeuse.

Ces célébrations de Noël à Jérusalem ont été l’occasion de rendre grâce pour le don de la foi, pour la beauté de la liturgie vécue sur les Lieux saints, et pour la communion fraternelle qui unit la communauté de l’ÉBAF, les fidèles de la Ville Sainte et les visiteurs de passage. Dans un contexte marqué par l’incertitude, elles ont rappelé la source de l’espérance chrétienne : la naissance du Prince de la paix.

Pour Noël, je soutiens l’ÉBAF : je fais un don

La période de Noël est l’occasion de jeter un regard sur tout le travail accompli au cours de l’année écoulée et de prendre quelques bonnes résolutions pour poursuivre l’effort. L’ÉBAF ne fait pas exception. En ce 135ᵉ anniversaire de sa fondation par le P. Père Marie-Joseph Lagrange, nous poursuivons la mission qui nous est confiée au carrefour de foi et raison, croisant les disciplines scientifiques pour développer la recherche de haut niveau au service de tous.

Pour que cette mission continue, nous avons besoin de vous.

Votre générosité permet de :

• compléter et enrichir notre bibliothèque spécialisée et son catalogue d’exception, véritable trésor pour l’étude biblique, archéologique et d’histoire du Proche-Orient.
• entretenir la basilique Saint-Étienne et les bâtiments historiques de la plus ancienne institution académique de Terre Sainte.
• financer des bourses d’études pour former chercheurs et enseignants venus des cinq continents.
• soutenir les recherches bibliques et archéologiques en Terre Sainte ainsi que les publications scientifiques.
• soutenir la communauté d’une vingtaine de frères dominicains qui étudie et prie aux portes de Jérusalem.

Pourquoi donner maintenant

Noël est le temps de la générosité et du partage. Votre don est un geste de solidarité et de soutien à la recherche scientifique et à la vie des chrétiens en Terre Sainte.

En donnant avant la fin de l’année, vous permettez à l’École de préparer ses projets pour 2026 – conférences, fouilles, bourses, entretien du site – et de commencer la nouvelle année avec confiance. Par ailleurs, effectués avant la fin de l’année, vos dons peuvent vous faire bénéficier de déductions fiscales.

Chaque contribution, modeste ou plus importante, a un impact réel sur la vitalité de nos missions.

Comment donner

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Vous pouvez également contacter le secrétariat de l’ÉBAF :
secretariat@ebaf.edu
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Merci pour votre générosité et Joyeux Noël !

En cette fin d’année, en soutenant l’ÉBAF, vous devenez partenaire d’un travail essentiel : approfondir la connaissance de l’Écriture, encourager la recherche et préserver un héritage au service des générations à venir.

Célébrations de Noël 2025 à la Basilique Saint-Étienne

La communauté dominicaine de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem a la joie de vous inviter à célébrer la Nativité du Seigneur dans la basilique Saint-Étienne, au cœur de la Ville sainte.

En ces jours où resplendit la lumière du Verbe fait chair, nous vous accueillons pour vivre ensemble la joie de Noël et rendre grâce pour le salut donné au monde.

Nous vous proposons le programme suivant :

Horaires Noël 2025

Mercredi 24 décembre
• 21h30 : Vigiles de la Nativité
• 22h30 : Messe solennelle de nuit de la Nativité

Jeudi 25 décembre
• 11h30 : Messe solennelle du jour de la Nativité

Vendredi 26 décembre
• 10h30 : Messe consulaire solennelle de la Saint-Étienne

Que cette fête vous apporte la paix, la lumière et l’espérance du Christ Sauveur.

Bienvenue à tous !