IN MEMORIAM MARCEL SIGRIST, OP, ASSYRIOLOGUE ET SUMÉROLOGUE DE L’ÉCOLE

Les frères dominicains et les membres de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem saluent la mémoire du frère Marcel Sigrist, o.p., (1940-2024) ancien directeur et professeur d’assyriologie, décédé le 03 mai à Strasbourg. Ils le confient à votre prière. 

Il semble que les langues hors l’horizon indo-européen façonnèrent le destin du fr. Marcel Sigrist. Le premier appel de ses supérieurs n’était pas l’akkadien ni le sumérien mais le finois, puisqu’il était prévu qu’il rejoigne de la communauté dominicaine d’Helsinki pour établir des relations œcuméniques. Dans cette perspective, des études préparatoires en Écritures sainte le mène en 1969 à l’École biblique de Jérusalem où les responsables (P. Benoit, F. Langlamet, R. Tournay) sont bientôt enclins à le former comme professeur d’Ancien Testament.

Une fois encore sa formation va prendre un tournant : étudiant remarqué à l’Université hébraïque de Jérusalem, le grand assyriologue Hayim Tadmor lui conseille d’aller à l’université de Yale aux États-Unis où il se spécialise en assyriologie et sumérologie. En 1976 paraît sa thèse de doctorat intitulée « Ninurta à Nippur. L’économie du culte pendant la période d’Isin et Larsa ». Marcel Sigrist va rester fidèle à la période d’Ur III (2000–1600 av. J.-C.) avec de très nombreuses publications : Textes économiques néo-sumériens de l’Université de Syracuse (1983), Neo-Sumerian Account Texts in the Horn Archaeological Museum (avec L. T. Geraty, 1984), Ur III-Texte : Verstreute Publikationen aus Zeitschriften (six volumes, 1986), Tablettes du Princeton Theological Seminary : époque d’Ur III (1990, part 2 en 2005), Drehem (1992), Neo-Sumerian Texts form the Royal Ontario Museum. The Administration at Drehem (1995), Neo-Sumerian Archival Texts in the Nies Babylonian Collection (avec U. Kasten, 2001), Ur III Administrative Tablets form the British Museum (avec T. Ozaki, 2006 et 2015) pour ne citer que quelques livres reflétant son activité scientifique dans ce domaine. Tout cela sans parler des études babyloniennes comme Old Babylonian Account Texts in the Horn Archaeololgy Museum, 1990 et 2003 ni les articles scientifiques.

Pendant le temps passé à l’École biblique, le fr. Marcel a donné chaque année le cours d’akkadien et des séminaires abordant des sujets spécialisés sur la Mésopotamie. Devenu professeur émérite, le frère Marcel avait coutume de passer les étés à Yale pour lire, comme premier expert moderne, de nombreux exemplaires des 40.000 inscriptions cunéiformes qui se trouvent dans cette collection unique. Sa capacité à lire à la volée et à interpréter correctement les signes cunéiformes sumériens jouissait d’une réputation mondiale. Pendant quinze ans, il fut aussi bibliothécaire et dirigea ainsi une institution exceptionnelle dans le monde scientifique de la Bible et de ses cultures voisines. En plus de ses fonctions d’enseignement, le fr. Marcel accomplît trois mandats de directeur de l’École biblique (1991, réélu 1994 et de « acting director » 2011–2015).

Au terme de sa vie, nous pouvons exprimer notre gratitude et celle de nombreux chercheurs pour cette existence bien remplie au service de la science et de la transmission du savoir. Une mission de frère dominicain à l’École biblique et archéologique de Jérusalem et bien au-delà.

Messe d’Adieu au fr. Marcel Sigrist – 7 mai 2024 fr. Jean-Michel Poffet op ancien Directeur de l’École Biblique de Jérusalem

 

Fr. Marcel Sigrist à la bibliothèque de l’École

 

Remise officielle de Mélanges d’assyriologie au Fr. Marcel Sigrist o.p. par Fr. Jean-Jacques Pérennès o.p. lors de la célébration du centenaire de la reconnaissance de l’École comme École archéologique française




PORTRAIT D’ENSEIGNANT : FR. JORGE-FRANCISCO VARGAS-CORVACHO

Je suis le frère Jorge, né à Ciudad de Mexico et, à l’âge de 19 ans, je suis entré dans l’Ordre des prêcheurs. J’ai suivi la formation normale : le noviciat, quatre ans de philosophie, six ans de théologie, avec une spécialisation biblique à Mexico. Dès l’enfance, j’avais eu un penchant pour l’histoire, la littérature et, pourquoi pas, la bible même. Je garde toujours comme relique le premier manuel que j’ai utilisé lors de mon premier cercle biblique à la paroisse, alors que j’étais encore un  adolescent. Une fois prêtre dominicain, j’ai travaillé pendant quelques années dans deux paroisses, l’une à la campagne et l’autre dans la grande ville de Mexico, puis j’ai eu l’occasion de faire des études complémentaires dans le domaine biblique et le meilleur endroit pour les faire était ici, dans notre couvent de Jérusalem. Et tiens ! J’ai été invité à rester ici − c’était l’époque du frère Guy TARDIVY, o.p. et du frère Marcel SIGRIST, o.p. – et j’y suis encore.

D’abord, le religieux que je suis a pour cadre de vie la vie du couvent, et je voudrais mentionner d’abord mes tâches communautaires, dont je suis fier, à commencer par celle qui m’a été confiée récemment : chroniqueur conventuel, sans oublier le service de la sacristie, c’est-à-dire le privilège de préparer les objets et les espaces liturgiques, et le fait même d’être en contact avec la liturgie et avec la communauté qui prie et célèbre, en permanence, 7 jours sur 7; je m’occupe aussi du grand orgue – qu’il soit en bon état et qu’il sonne les dimanches et certaines fêtes – en tant que sacristain je m’occupe aussi de l’accueil des groupes de pèlerins ou des fidèles qui demandent un service dans notre basilique.

Au niveau plus académique, j’assure le cours de langue ougaritique, en deux semestres, parfois appelée  “langue cananéenne”, qui s’avère un bel outil pour l’exégèse de l’Ancien Testament. Il s’agit d’un cours fort dans le sens que chaque année, il y a des étudiants internes et externes à le suivre. On ne l’arrête pas.   Deuxièmement, je voudrais mentionner que je fais partie de deux équipes : l’équipe de la Revue Biblique et l’équipe de la Bible en ses traditions. Et dans les deux, des défis inattendus se présentent et sont vraiment une occasion d’apprendre et d’être en formation permanente. Actuellement nous travaillons à la révision orthographique des noms propres de la Bible pour la traduction BibleArt, car le passage des milliers de noms de personnes et de lieux du latin du IVe siècle à la langue et à la culture françaises modernes n’est pas toujours évident. Comment Moshe devient Moïse, par exemple. Et ce travail peut se faire avec des critères différents, qui donneront des résultats très divers que l’on retrouve dans les différentes traductions de la Bible. Toujours pour le BEST, je viens d’avoir la joie de voir mon nom dans la nouvelle publication du livre de Jonas, en tant que collaborateur. Ce qui est vrai, bien sûr!

Je dirais qu’en général, mes inclinations sont plutôt philologiques, c’est-à-dire un goût pour le mot, la phrase en soi, et je pense que ce goût de la lettre est consacré et transfiguré lorsqu’il s’applique à l’Écriture Sainte. Passer “des mots, des paroles” à “la Parole, le Verbe”.  Affronter le texte biblique comme il est, mais pas seulement pour le lire ou le reproduire, mais aussi pour le comprendre au mieux de nos modestes possibilités, et pouvoir l’expliquer.

Il s’agit de deux questions. Les anciens auteurs spirituels disaient qu’il fallait préserver la clôture matérielle, c’est-à-dire le recueillement, et ne pas se laisser distraire et absorber par notre environnement. Ici, à Saint-Étienne, nous sommes protégés des événements par une triple enceinte physique: pierre (le mur), verdure (le jardin), pierre (le bâtiment). C’est un avantage si nous savons éviter les distractions, mais c’est un danger si cela nous fait oublier que nous sommes en Terre Sainte. Le défi est de nous laisser sanctifier non seulement par la Parole ou la liturgie quotidienne, mais aussi par cette Terre et, j’insiste, par ce temps si inquiétant que nous vivons. Et de contribuer par notre vie à la sainteté de cette Terre.

J’ai mes deux lieux de choix : pour mes études et mon apostolat, Santa Anna, parce que toutes les périodes archéologiques et plusieurs mystères de la foi s’y trouvent -y compris l’Évangile de Jean-, et parce que j’aime montrer ce lieu aux pèlerins. Deuxièmement, mon lieu de pèlerinage spirituel préféré est le tombeau de la Sainte Vierge Marie au Cédron ; je trouve qu’il m’est très facile d’y prier. Il y a moins de monde, dont j’aime contempler la dévotion, c’est plus calme à certaines heures de la journée, et j’aime imaginer que la première version du Saint-Sépulcre, au IVe siècle était comme celle-là.   Je vous remercie de votre attention.

 

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LES VISITES DU SAMEDI SUR UN SITE DE FOUILLES MAJEUR DE L’ÉBAF

Le samedi 22 mars 2025, une quarantaine de participants, accompagnés par une équipe de l’ÉBAF, ont entrepris une descente vers la Mer Morte, jusqu’à un site emblématique pour les biblistes et les archéologues : Qumrân.

Ce rendez-vous, véritable leçon d’épigraphie et d’archéologie à ciel ouvert, a réuni un groupe hétérogène, composé de passionnés et de néophytes venus d’horizons variés. L’objectif était clair : rassembler et favoriser les échanges autour des savoirs partagés par les chercheurs de l’ÉBAF, une démarche toujours au cœur des visites organisées.

Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum.
Explications dans les ruines.
Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum.
Questions et réponses.

L’une des impressions unanimes des participants : l’expertise impressionnante de l’abbé Emile PUECH, véritable expert des lieux. « C’est incroyable, il connaît l’endroit comme sa poche ! », témoigne l’un des visiteurs. Mais loin de se limiter à une simple vulgarisation, P. Émile a su capter l’attention de son auditoire en plongeant profondément dans l’histoire du site et en mettant en lumière l’héritage fondamental des esséniens.
Ce n’était pas seulement une visite, mais une immersion dans le fruit d’un travail de fouilles minutieuses menées sur plusieurs décennies. Le site de Qumrân, marqué par les guerres et les mouvements des frontières, continue d’émerveiller le monde biblique et scientifique.

Tout au long de la visite, le professeur d’épigraphie sémitique a aussi rendu hommage à son mentor, le frère Roland DE VAUX, o.p., pionnier de l’archéologie en Terre sainte. Ensemble, ils ont exploré ces grottes suspendues sur les falaises de la Mer Morte, témoins fragiles des rouleaux de cuivre. Une aventure humaine et scientifique hors du commun.

Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum.
Fr. Roland DE VAUX, o.p., sur le chantier.
Photo : ÉBAF, Ordo Praædicatorum.
Fr. Roland DE VAUX, o.p., dans les grottes.

Initialement lancées par le frère Marcel SIGRIST, o.p., les visites du samedi sont autant d’occasions conviviales de découvrir les richesses de la Terre sainte, accompagnés par des chercheurs de l’ÉBAF. 

Si vous aussi vous souhaitez participer aux visites du samedi, inscrivez-vous en envoyant un email à lesvisitesdusamedi@gmail.com
En l’occurrence, la prochaine visite du samedi se tiendra le 26 avril 2025.

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VISITE DU SAMEDI : JÉRICHO, ÉTUDIER LA BIBLE AU DÉSERT

Le samedi 18 janvier 2025, accompagnés par une équipe de l’ÉBAF, une vingtaine de participants a pris la route du désert jusqu’à la ville la plus basse et la plus ancienne du monde : Jéricho.

C’est dans cette zone aride qui a vu aussi bien l’Ancien que le Nouveau Testament que le groupe de visiteurs a passé la journée, alternant les sites d’intérêt du centre-ville et les monastères taillés à même les flancs de montagne.

Grâce aux explications du Dr. Christophe RICO, Professeur de linguistique à l’ÉBAF et Doyen de l’Institut Polis, les participants ont pu confronter les textes bibliques sur les lieux où ces passages de l’Écriture se seraient produits.

En chemin, ils ont pu examiner des vestiges avec des écritures en hébreu, grec et arabe ; tous traduits par le docteur Christophe pour la compréhension de tous.

 

Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum.
Le docteur Christophe présente le monastère Saint-Georges-de-Koziba.
Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum.
Les participants descendent du Mont de la Tentation.

 

Le plus de l’expédition : la route menant au monastère grec orthodoxe Saint-Georges-de-Koziba, entre Jérusalem et Jéricho, a enfin rouvert ses portes après des mois de fermeture ! « Je suis déjà venu à Jéricho, mais c’est une première ! » ont déclaré certains.

Connu pour son architecture unique, ce monastère creusé en l’an 476 dans la zone asséchée du Wadi Qelt évoque le Psaume 23 « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure ».

 

Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum.
Le groupe marche vers l’église grec orthodoxe de Jéricho.
Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum.
Les participants longent le Wadi Qelt.

 

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VISITE DU SAMEDI : LA FORTERESSE DE MASADA

Le samedi 14 décembre 2024, accompagnés par une équipe de l’ÉBAF, une vingtaine de participants s’est courageusement lancée sur le sentier du serpent pour gravir les 450 mètres jusqu’au sommet de la forteresse de Masada.

Surplombant la Mer morte, au cœur du désert de Judée, la citadelle évoque spontanément la révolte des juifs contre l’Empire romain dans la seconde moitié du 1er siècle après J-C. 

Originellement conçue comme une garnison hasmonéenne, elle fut remaniée et développée par Hérode le Grand en fortification majeure contre les menaces d’invasions. À la lumière des travaux du frère Etienne NODET, o.p., grand spécialiste de la question à l’ÉBAF, les participants ont cherché dans la pierre les traces des récits du grand historien juif du premier siècle de notre ère : Flavius Josèphe.
Procurez-vous
les livres du frère Étienne aux Éditions du Cerf pour en apprendre davantage.

 

Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum.
Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum.
Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum.

C’est en parcourant ses murs imposants, ses citernes d’eau et autres vestiges archéologiques que les visiteurs ont pu confronter les légendes, récits et textes avec la matérialité du contexte.

Grâce aux explications du frère Yunus DEMIRCI, o.f.m. Cap., coordinateur de l’archéologie à l’ÉBAF, les participants ont pu comprendre la fonction spécifique de chaque mur, chaque tour, chaque structure au sein de ce dispositif de défense. Cette visite fut aussi la possibilité de découvrir les méthodes de cartographie et de mesure de terrain, permettant de justifier certaines interprétations. 

Au-delà de l’émerveillement face à la grandeur du paysage et aux exploits réalisés par les bâtisseurs, ce samedi fut une nouvelle occasion conviviale de rassembler des personnes de tous horizons pour vivre un temps de découverte d’un site majeur de la région, accompagnées par les commentaires de scientifiques de l’Ecole biblique et archéologique française.

 

Initialement lancées par le frère Marcel SIGRIST, o.p., les visites du samedi sont autant d’occasions conviviales de découvrir les richesses de la Terre sainte, accompagnés par des chercheurs de l’ÉBAF.

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VISITE DU SAMEDI : SUR LES TRACES DE L’ARCHE D’ALLIANCE

Samedi 16 novembre 2024, une vingtaine de participants sont partis de l’Ancien au Nouveau Testament, d’abord au monastère de Kiryat Yearim, avant de se diriger vers le site d’Emmaüs-Nicopolis.

Accompagnés par le fr. Martin STASZAK, o.p., les curieux d’histoire biblique ont pu découvrir où, selon le Premier Livre de Samuel et le Premier Livre des Chroniques, le Roi David aurait entreposé l’Arche d’Alliance.

Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum
Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum

La découverte de ce premier lieu terminée, le groupe s’est ensuite déplacé à Emmaüs-Nicopolis pour explorer ce site mentionné dans les écrits de l’évangéliste saint Luc. Une bonne occasion de rappeler l’implication de l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem qui a commencé des fouilles d’Emmaüs en 1924, il y a alors cent ans, lieu saint appartenant au carmel de Bethléem et géré par la communauté des béatitudes. Les frères dominicains Louis-Huges VINCENT et Félix-Marie ABEL s’investirent de façon considérable à l’étude du site, dont les travaux furent publiés dans la Revue biblique de 1926 et dans le livre Emmaüs. Sa basilique et son histoire, aux éditions Leroux en 1932.

Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum
Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum

 

Initialement lancées par le fr. Marcel SIGRIST, o.p., dont nous avons honoré la mémoire la semaine dernière lors du Dies Academicus 2024, les visites du samedi sont autant d’occasions conviviales de découvrir les richesses de la Terre sainte, accompagnés par des chercheurs de l’ÉBAF.

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DIES ACADEMICUS 2024 À L’ÉBAF

En ce 15 novembre 2024, fête de Saint Albert le Grand et date d’anniversaire de la fondation de l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem, le Dies Academicus a réuni enseignants et étudiants du Studium Biblicum Franciscanum avec l’ensemble de la communauté académique de l’ÉBAF.

Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum. Les participants au Dies Academicus en salle conférence.

 

Invité à donner une conférence sur les développements de l’assyriologie, le Dr. Uri GABBAY, professeur d’assyriologie au département d’archéologie du Proche-Orient ancien et directeur du programme Proche-Orient ancien de l’Université hébraïque de Jérusalem, a rendu un hommage appuyé au frère Marcel SIGRIST, o.p., décédé cette année, louant sa persévérance, son humilité, son souci de transmettre et l’ardeur à la tâche qui le conduisit à publier quelques 40 000 tablettes tout au long de sa vie.

Familier de la maison, Uri GABBAY a captivé son auditoire nous emmenant sur les traces du Fr. Marcel SIGRIST de la matérialité argileuse d’une tablette d’inventaire en caractères cunéiformes, au questionnement spéculatif sur les concepts de monothéisme, hémothéisme et polythéisme.

Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum. Conférence du Dr. Uri GABBAY.

 

Une fois encore, le Dies Academicus a réuni dans un élan commun Franciscains et Dominicains autour de cette quête, ce partage et cette transmission du savoir qui sont au cœur de notre contemplation.

Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum. Le frère Jorge-Francisco et un frère franciscain du SBF.

 

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REPRISE DES VISITES DU SAMEDI À L’ÉBAF

Au matin du samedi 19 octobre 2024, une quarantaine de personnes ont franchi les portes du domaine Saint-Étienne pour une visite plus qu’attendue.

Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum. Les premiers visiteurs entrent à l’ÉBAF.

 

Après plusieurs mois de jachère pour cause de guerre puis de pause estivale, la reprise des Visites du samedi était une nouvelle qu’attendaient impatiemment les habitués de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem ainsi que les nouveaux arrivants dans le pays.

L’impatience était partagée par les frères dominicains et les enseignants mobilisés pour faire découvrir la riche histoire de ce site qui abrite l’École depuis 1890. Des mosaïques byzantines de la basilique du Ve siècle en passant par la lecture de la lapidation du protomartyr Étienne ; de la découverte de la photothèque à celle de la bibliothèque de recherche et ses 460 000 volumes ; de l’atelier d’archéologie au cœur du programme de recherche interdisciplinaire et numérique que constitue la Bible en ses traditions, c’est dans ses trois dimensions, archéologique, religieuse et académique qu’il a été donné aux visiteurs de découvrir ce lieu hors du commun.

Conçues à l’origine par le fr. Marcel SIGRIST, o.p., comme des occasions conviviales de se retrouver en parcourant ensemble les richesses de la Terre Sainte, les visites du samedi sont toujours des occasions de rencontres détendues entre personnes et familles venues de Jérusalem et d’ailleurs pour explorer ses recoins.

 

Photo : ÉBAF, Ordo Prædicatorum.
Les participants découvrent la Basilique Saint Étienne.

 

Si vous aussi vous souhaitez participer aux visites du samedi, inscrivez-vous en envoyant un message à l’adresse lesvisitesdusamedi@gmail.com. Vous recevrez ainsi les invitations aux prochaines rencontres dont le programme sera finalisé au cours de l’année 2024-2025 en fonction des évolutions des consignes de sécurité.

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